dimanche 17 février 2019

Michel Foucault: "Les Mots et les Choses" (1973)



 Précisions de France Culture

Dans la revue L'Arc en 1966, Jean-Paul Sartre accueillait ainsi Les Mots et les Choses de Michel Foucault qui paraissait cette même année : 

"Le succès de son livre prouve assez qu'on l'attendait. Or une pensée vraiment originale n'est jamais attendue. Foucault apporte aux gens ce dont ils avaient besoin : une synthèse éclectique où Robbe-Grillet, le structuralisme, la linguistique, Lacan, 'Tel Quel' sont utilisés tour à tour pour démontrer l'impossibilité d'une réflexion historique. Derrière l'histoire, bien entendu, c'est le marxisme qui est visé. Il s'agit de constituer une idéologie nouvelle, le dernier barrage que la bourgeoisie puisse encore dresser contre Marx".

C'était Sartre en 66, mais c'est Michel Foucault lui-même que nous allons entendre à propos de son essai Les Mots et les Choses

Michel Foucault exposant pourquoi : 
l'honnête homme doit apprendre à se désenchanter lui-même. Se mettre aux ordres d'un savoir qui le déborde largement", disant en quoi selon lui "l'humanisme est la grande perversion de toutes les connaissances, de tous les savoirs et de toutes les expériences contemporaines", expliquant que "c'est bien la mort de l'homme que nous sommes en train de vivre maintenant à l'intérieur de notre savoir", et que maintenant  "le rôle de l'homme sera de savoir que l'homme est mort.
  • Par l'Office national de radiodiffusion télévision française (ORTF) 
  • Indexation web : Documentation Sonore de Radio France
  • Michel Foucault à propos de "Les Mots et les Choses"  (1ère diffusion : 01/01/1973)
  • Archive Ina-Radio France

dimanche 27 janvier 2019

Richard Monvoisin (CorteX / Université de Grenoble)



Commentaire de l'uploader

Docteur en didactique des sciences, membre fondateur de CorteX et chercheur associé au laboratoire de zététique, Richard Monvoisin enseigne depuis 2004 la pensée critique à l'Université de Grenoble. - Il nous entretient de la démarche scientifique appliquée aux phénomènes paranormaux ainsi qu'aux faits sociaux et politiques. - Ces vidéos s'inscrivent dans le projet "Lazarus" et viennent s'ajouter aux enregistrements, déjà disponibles, des propos d'Henri Broch, James Alcock, Normand Baillargeon ou Jean-Léon Beauvois, autant d'auteurs qui apportent un éclairage original et pertinent sur ces domaines qui nous passionnent (juin 2012),

lundi 24 septembre 2018

Dietmar Kamper († 2001) à Paul Virilio († 2018)

[Prière de consulter le copyright à la fin du texte]

DIETMAR KAMPER

Associations.
Sept thèses bannies sur l’art, la terreur et la civilisation.

(à Paul Virilio)



Un

Vers la fin du 12ème siècle, en l’an 1164, Rachid al-din Sinan, le redoutable vieillard de la montagne, à la tête des Assassins, révéla à son disciple favori les paroles que son propre maître, Hassan i Sabbah II, avait littéralement expulsées dans la forteresse d’Alamut : lors d’une célébration publique, le maître jeta le Coran, qu’il avait étudié des années durant, proclama la fin de la Loi et annonça le règne millénaire de la Liberté. "Rien n’est vrai, tout est permis" : ce fut là le mot d’ordre, l’entrée irrévocable dans la critique de la civilisation, la première ligne du canon d’une future profession de foi des Frères et Sœurs de l’Esprit Libre (comme dit Greil Marcus). Le blasphème est une bombe à retardement du "mal" avec l’effet immédiat d'une prise de distance et discrimination de l’ensemble du monde civilisé, faisant des Assassins, ces mangeurs de haschisch inoffensifs, des "meurtriers" à temps plein, à temps historique, à temps universel. De l’autre côté, la fin proclamée de la Loi dans les religions universelles, Islam inclus, a donné naissance à des incohérences similaires. Hassan i Sabbah II fit décapiter tous ceux qui ne voulaient ou ne pouvaient pas suivre le mot d’ordre, expédiant aussitôt les "affranchis" de la Loi dans une prison aux murs d’images de la liberté. Jamais depuis l'origine du monde, les hommes n’avaient été autant exposés à la contrainte et l'impitoyabilité d’un ciel vide.

dimanche 23 septembre 2018

Pierre Carles & Pierre Bourdieu : La Sociologie est un sport de combat (2001)


Un excellent documentaire sur Pierre Bourdieu du cinéaste non-conformiste Pierre Carles, qui sortit en 2001, peu avant le décès du penseur (1930-2002), Si ce film est librement accessible sur Internet, il n'empêche que l'on peut acquérir les DVD de Pierre Carles (de bien meilleure qualité visuelle et sonore) chez c-p productions et lui permettre ainsi de poursuivre l'aventure...

vendredi 21 septembre 2018

Paul Virilio (1932-2018)

PAUL VIRILIO ~ PENSER LA VITESSE
(DOCUMENTAIRE ARTE)


Tenter de penser notre monde et de le donner à comprendre à la télévision est une tâche délicate. D'abord, parce que le monde devient de plus en plus complexe. Ensuite, parce que la télévision a, globalement, démissionné sur ce terrain. Fort heureusement, quelques créneaux existent encore, du genre "Le monde vu par..." sur Arte. Ce soir, le journaliste Stéphane Paoli nous invite à mieux connaître la pensée d'un grand imprécateur contemporain : Paul Virilio.

Né en 1932 à Paris, urbaniste et philosophe, cet homme de sage apparence, auteur de nombreux essais sur la stratégie et la technologie, a de longue date placé au centre de sa réflexion la menace de "l'accident intégral". Cette hypothèse apocalyptique des temps modernes provient d'une analyse qui fait de la recherche de la vitesse le plus grand facteur de risque auquel s'expose la société moderne, pour ne pas dire l'humanité. Un rêve d'ubiquité et d'efficience qui, de la machine à vapeur au réseau mondialisé, laisserait de moins en moins de place au temps salutaire de la réflexion. 

Source / Suite  > LE MONDE | 15.01.2009