mardi 24 septembre 2019

Gallica - "Les essentiels de la philosophie française"



Gallica vous guide parmi les grands textes de la philosophie française, du XVIe siècle jusqu'aux derniers écrits versés dans la bibliothèque numérique.

https://gallica.bnf.fr/html/und/philosophie/les-essentiels-de-la-philosophie-francaise

Cette sélection documentaire des Essentiels de la philosophie française se présente sous la forme d’un corpus chronologique de textes de référence, structuré par auteur.
En donnant accès à des textes qui ne sont parfois plus publiés et qui sont difficilement consultables en bibliothèque, cet ensemble constitue une introduction à la richesse du patrimoine documentaire disponible sur Gallica.
Pour chacun des auteurs présentés, une courte notice biographique rappelle le contexte de rédaction des œuvres phares, et le cas échéant, la singularité du positionnement de l’auteur dans les réflexions propres à son époque. Les œuvres fondatrices sont présentées dans leur édition originale, aux côtés des éditions de référence qui ont servi de base aux éditions modernes.

La liste des auteurs sélectionnés est appelée à s’étoffer régulièrement, notamment d’auteurs moins classiques, ou au fil de l’entrée dans le domaine public de nouvelles œuvres pour la section contemporaine.
Parmi les auteurs

Et toujours les Classiques de l'UQAC
(Université  du Québec à Chicoutimi)

dimanche 1 septembre 2019

Clément Rosset - Autrement philosophes


Entretien de Clément Rosset (1939-2018) avec François Noudelman 
enregistré à Paris ( BNF) le 8 février 2014

mardi 13 août 2019

Alain Badiou & Jacques Rancière - "L'art comme un combat" (Paris VIII / Déc 2018)

Rencontre avec Alain Badiou et Jacques Rancière autour du thème "L'art comme un combat" le 11 décembre 2018 dans le cadre du séminaire de René Schérer et de Thierry Briault à l'Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis.

PROGRAMME

  • 14h : Ouverture
  • 14h 15 : Jacques Rancière,"Moments cinématographiques"
  • 16h 30 : Alain Badiou, "La philosophie au risque de la poésie"



Alain Badiou et Jacques Rancière - Séminaire L'art comme un combat - PARTIE 1



Alain Badiou et Jacques Rancière - Séminaire L'art comme un combat - PARTIE 2

vendredi 28 juin 2019

France-Culture: "Profession philosophe"

LIEN SUR LA SÉRIE DES 37 ÉMISSIONS :

Profession philosophe
(37 épisodes)

Les Chemins de la philosophie du vendredi vous emmènent chaque semaine à la rencontre de ceux qui ont fait de la philosophie leur métier.  

La philosophie est-elle une vocation ? Comment viennent les  idées ? Comment se fabrique un concept ? À quoi ressemble l'atelier du  philosophe ? Et quel rôle le philosophe doit-il jouer dans la cité ?

PROGRAMME

Épisode 1 : Eugène Green, un cinéaste spirituel
Les Chemins de la philosophie
LE 31/08/2018

Épisode 2 : Gwenaëlle Aubry, une philosophe romancière
Les Chemins de la philosophie
LE 07/09/2018

Épisode 3 : Carolin Emcke, philosophe et reporter de guerre
Les Chemins de la philosophie
LE 14/09/2018

Épisode 4 : Michel Serres, à la recherche du contemporain
Les Chemins de la philosophie
LE 21/09/2018

Épisode 5 : Hartmut Rosa, philosophe de la résonance
Les Chemins de la philosophie
LE 28/09/2018

Épisode 6 : Manon Garcia, philosophe féministe
Les Chemins de la philosophie
LE 05/10/2018

Épisode 7 : Alain Guyard, philosophe forain
Les Chemins de la philosophie
LE 19/10/2018

Épisode 8 : Élisabeth de Fontenay, philosophe de la cause animale
Les Chemins de la philosophie
LE 26/10/2018

Épisode 9 : Blandine Kriegel, philosophe du politique
Les Chemins de la philosophie
LE 02/11/2018

Épisode 10 : Claudine Tiercelin, philosophe de l'abstraction
Les Chemins de la philosophie
LE 09/11/2018

Épisode 11 : Alexandre Jollien, amoureux de la sagesse
Les Chemins de la philosophie
LE 16/11/2018

Épisode 12 : Chantal Jaquet : philosophe de l'odorat
Les Chemins de la philosophie
LE 23/11/2018

Épisode 13 : L’enseignement de la philosophie au lycée est-il en danger ?
Les Chemins de la philosophie
LE 30/11/2018

Épisode 14 : Jacques Rancière, maître ignorant
Les Chemins de la philosophie
LE 07/12/2018

Épisode 15 : Catherine Malabou, philosophe de la plasticité
Les Chemins de la philosophie
LE 14/12/2018

Épisode 16 : Jean-Luc Nancy, philosophe de la communauté
Les Chemins de la philosophie
LE 21/12/2018

Épisode 17 : Robert Misrahi, philosophe du bonheur
Les Chemins de la philosophie
LE 28/12/2018

Épisode 18 : Jacques Darriulat, philosophe du regard
Les Chemins de la philosophie
LE 04/01/2019

Épisode 19 : Barbara Cassin, philosophe philologue
Les Chemins de la philosophie
LE 11/01/2019

Épisode 20 : Delphine Horvilleur, philosophe rabbin
Les Chemins de la philosophie
LE 25/01/2019

Épisode 21 : Isabelle Queval, philosophe du sport
Les Chemins de la philosophie
LE 01/02/2019

Épisode 22 : Claire Marin, philosophe de l'épreuve
Les Chemins de la philosophie
LE 08/02/2019

Épisode 23 : Justin E. H. Smith, un philosophe américain à Paris
Les Chemins de la philosophie
LE 15/02/2019

Épisode 24 : Edgar Morin, paraphilosophe
Les Chemins de la philosophie
LE 01/03/2019

Épisode 25 : Mark Alizart, philosophe de l'informatique
Les Chemins de la philosophie
LE 22/03/2019

Épisode 26 : Michaël Foessel, philosophe de la liberté
Les Chemins de la philosophie
LE 29/03/2019

Épisode 27 : Julia de Funès, philosophe de l'entreprise
Les Chemins de la philosophie
LE 05/04/2019

Épisode 28 : Yala Kisukidi, philosophe de l'universel
Les Chemins de la philosophie
LE 12/04/2019

Épisode 29 : François Jullien, philosophe helléniste et sinologue
Les Chemins de la philosophie
LE 03/05/2019

Épisode 30 : Barbara Stiegler, philosophe de la biologie
Les Chemins de la philosophie
LE 10/05/2019

Épisode 31 : André Comte-Sponville, philosophe du tragique
Les Chemins de la philosophie
LE 17/05/2019

Épisode 32 : Paul B. Preciado, trans-philosophe
Les Chemins de la philosophie
LE 24/05/2019

Épisode 33 : Denis Grozdanovitch, philosophe autodidacte
Les Chemins de la philosophie
LE 31/05/2019

Épisode 34 : Avital Ronell, philosophe marginale
Les Chemins de la philosophie
LE 07/06/2019

Épisode 35 : Souleymane Bachir Diagne, philosophe de la traduction
Les Chemins de la philosophie
LE 14/06/2019

Épisode 36 : Luc Ferry, philosophe anti-moderne
Les Chemins de la philosophie
LE 21/06/2019

Épisode 37 : Bernard Henri-Lévy, philosophe du "monde vrai"
Les Chemins de la philosophie
LE 28/06/2019

lundi 17 juin 2019

Sujets de l'épreuve de Philosophie (Bac 2019)

Bac L
- Sujet 1 : Est-il possible d’échapper au temps ?
- Sujet 2 : À quoi bon expliquer une œuvre d’art ?
- Sujet 3 : Expliquer le texte suivant :

Pour savoir ce qu’est une loi de la nature, il faut que nous ayons une connaissance de la nature, car ces lois sont exemptes d’erreur et ce sont seulement les représentations que nous en avons qui peuvent être fausses. La mesure de ces lois est en dehors de nous : notre connaissance n’y ajoute rien et ne les améliore pas. Il n’y a que la connaissance que nous en avons qui puisse s’accroître. La connaissance du droit est, par certains côtés, semblable à celle de la nature, mais, par d’autres côtés, elle ne l’est pas. Nous apprenons, en effet, à connaître les lois du droit telles qu’elles sont données. C’est plus ou moins de cette façon que le citoyen les connaît et le juriste qui étudie le droit positif1 s’en tient, lui aussi, à ce qui est donné. Toutefois la différence consiste en ceci que, dans le cas des lois du droit, intervient l’esprit de réflexion et la diversité de ces lois suffit à nous rendre attentifs à ce fait que ces lois ne sont pas absolues. Les lois du droit sont quelque chose de posé, quelque chose qui provient de l’homme. La conviction intérieure peut entrer en conflit avec ces lois ou leur donner son adhésion. L’homme ne s’en tient pas à ce qui est donné dans l’existence, mais il affirme, au contraire, avoir en lui la mesure de ce qui est juste. Il peut sans doute être soumis à la nécessité et à la domination d’une autorité extérieure, mais il ne l’est pas comme dans le cas de la nécessité naturelle, car son intériorité lui dit toujours comment les choses doivent être, et c’est en lui-même qu’il trouve la confirmation ou la désapprobation de ce qui est en vigueur. Dans la nature, la vérité la plus haute est qu’il y a une loi ; cela ne vaut pas pour les lois du droit où il ne suffit pas qu’une loi existe pour être admise. 

 HEGEL, Principes de la philosophie du droit (1820)

Bac S
Sujet 1 : La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ?
Sujet 2 : Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté ?
Sujet 3 : Expliquer le texte suivant :

 La science a beaucoup d'ennemis déclarés, et encore plus d'ennemis cachés, parmi ceux qui ne peuvent lui pardonner d'avoir ôté à la foi religieuse sa force et de menacer cette foi d'une ruine totale. On lui reproche de nous avoir appris bien peu et d'avoir laissé dans l'obscurité incomparablement davantage. Mais on oublie, en parlant ainsi, l'extrême jeunesse de la science, la difficulté de ses débuts, et l'infinie brièveté du laps de temps écoulé depuis que l'intellect humain est assez fort pour affronter les tâches qu'elle lui propose. Ne commettons-nous pas, tous tant que nous sommes, la faute de prendre pour base de nos jugements des laps de temps trop courts ? Nous devrions suivre l'exemple des géologues. On se plaint de l'incertitude de la science, on l'accuse de promulguer aujourd'hui une loi que la génération suivante reconnaît pour une erreur et remplace par une loi nouvelle qui n'aura pas plus longtemps cours. Mais ces accusations sont injustes et en partie fausses. La transformation des opinions scientifiques est évolution, progrès, et non démolition. Une loi, que l'on avait d'abord tenue pour universellement valable, se révèle comme n'étant qu'un cas particulier d'une loi (ou d’une légalité) plus générale encore, ou bien l'on voit que son domaine est borné par une autre loi, que l'on ne découvre que plus tard ; une approximation en gros de la vérité est remplacée par une autre, plus soigneusement adaptée à la réalité, approximation qui devra attendre d'être perfectionnée à son tour. Dans divers domaines, nous n'avons pas encore dépassé la phase de l'investigation, phase où l'on essaie diverses hypothèses qu'on est bientôt contraint, en tant qu'inadéquates, de rejeter. Mais dans d'autres nous avons déjà un noyau de connaissances assurées et presque immuables. 

 FREUD, L’Avenir d’une illusion (1927)

Bac ES
Sujet 1 : La morale est-elle la meilleure des politiques ?
Sujet 2 : Le travail divise-t-il les hommes ?
Sujet 3 : Expliquer le texte suivant:

Nous avons le libre arbitre, non pas quand nous percevons, mais quand nous agissons. Il ne dépend pas de mon arbitre de trouver le miel doux ou amer, mais il ne dépend pas non plus de mon arbitre qu’un théorème proposé m’apparaisse vrai ou faux ; la conscience n’a qu’à examiner ce qui lui apparaît. Lorsque nous décidons de quelque chose, nous avons toujours présentes à l’esprit ou bien une sensation ou une raison actuelles, ou tout au moins un souvenir actuel d’une sensation ou d’une raison passées ; bien qu’en ce dernier cas nous soyons souvent trompés par l’infidélité de la mémoire ou par l’insuffisance de l’attention. Mais la conscience de ce qui est présent ou de ce qui est passé ne dépend nullement de notre arbitre. Nous ne reconnaissons à la volonté que le pouvoir de commander à l’attention et à l’intérêt ; et ainsi, quoiqu’elle ne fasse pas le jugement en nous, elle peut toutefois y exercer une influence indirecte. Ainsi il arrive souvent que les hommes finissent par croire ce qu’ils voudraient être la vérité, ayant accoutumé leur esprit à considérer avec le plus d’attention les choses qu’ils aiment ; de cette façon ils arrivent à contenter non seulement leur volonté mais encore leur conscience.


LEIBNIZ, Remarques sur la partie générale des Principes de Descartes (1692) 

Bac Technologique

Sujet 1 : Seul ce qui peut s’échanger a-t-il de la valeur ?
Sujet 2 : Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ?
Sujet 3 : Expliquer le texte suivant :


Le fait qu'on ne voit aucune thèse qui ne soit débattue et controversée entre nous, ou qui ne puisse l'être, montre bien que notre jugement naturel ne saisit pas bien clairement ce qu'il saisit, car mon jugement ne peut pas le faire admettre par le jugement de mon semblable : ce qui est le signe que je l'ai saisi par quelque autre moyen que par un pouvoir naturel qui serait en moi et en tous les hommes.
Laissons de côté cette confusion infinie d'opinions que l'on voit parmi les philosophes eux-mêmes, et ce débat perpétuel et général sur la connaissance des choses. On a tout à fait raison, en effet, d'admettre que sur aucune chose les hommes – je veux dire les savants les mieux nés, les plus capables – ne sont d'accord, pas même sur le fait que le ciel est sur notre tête, car ceux qui doutent de tout doutent aussi de cela ; et ceux qui nient que nous puissions comprendre quelque chose disent que nous n'avons pas compris que le ciel est sur notre tête ; et ces deux opinions sont, par le nombre, incomparablement les plus fortes. Outre cette diversité et cette division infinies, par le trouble que notre jugement nous donne à nous-mêmes et par l'incertitude que chacun sent en lui, il est aisé de voir que ce jugement a son assise bien mal assurée. Comme nous jugeons différemment des choses ! Combien de fois changeons-nous d'opinions ! Ce que je soutiens aujourd'hui et ce que je crois, je le soutiens et le crois de toute ma croyance ; toutes mes facultés et toutes mes forces empoignent cette opinion et m'en répondent sur tout leur pouvoir. Je ne saurais embrasser aucune vérité ni la conserver avec plus de force que je ne fais pour celle-ci. J'y suis totalement engagé, j'y suis vraiment engagé ; mais ne m'est-il pas arrivé, non pas une fois, mais cent, mais mille, et tous les jours, d'avoir embrassé quelque autre opinion avec ces mêmes instruments, dans ces mêmes conditions, opinion que, depuis, j'ai jugée fausse ?

MONTAIGNE, Les Essais (1580)